Marcet célèbre une saison historique pour le football féminin avec un cursus destiné exclusivement aux filles âgées de 14 à 21 ans.

Plus de 60 000 personnes se sont rendues au Wanda Metropolitano cette année pour voir l’Atlético-Barça et ainsi battre le record mondial de participation à un match de football féminin. Ce n’était qu’un des nombreux signes qui ont fait de la saison 2018-2019 une saison historique pour tous les joueurs et tous les fans de football. Les médias manifestent de plus en plus d’intérêt et les sponsors ne tournent plus le dos à “l’autre moitié” du football. Ce n’est pas encore question que le football féminin ait cessé d’être invisible cette année, mais il est devenu un phénomène capable de mobiliser un large public et d’importantes ressources économiques. Il est en plein essor et sa progression semble à la fois rapide et imparable.

Dans ce contexte d’évolution sociale et sportive, Marcet apporte sa contribution avec un cours d’été destiné exclusivement aux filles de 14 à 21 ans. Un campus qui, dans la deuxième quinzaine de juillet, courronera une saison qui pourra marquer un avant et un après dans l’histoire du football féminin. Non seulement professionnellement parlant, mais également au niveau formatif.

 le football féminin est capable de mobiliser un large public et dES GRANDS ressources économiques

“Le monde du football féminin commence enfin à susciter de l’intérêt”, explique María Concha, ancienne étudiante à l’Academia Marcet. “J’aime le fait qu’il y ait de plus en plus de femmes qui y jouent. Aujourd’hui, il y a plus de soutien et d’intérêt, mais les choses étaient différentes quand j’étais petite. Au Mexique, j’étais toujours la seule fille de l’équipe. Ou la première, car une fois lancée les autres me suivaient. J’en suis fière. J’ai l’impression de pousser un peu plus le football féminin dans mon pays.”

Claudia Vázquez, mère de la gardienne, explique qu’il n’y avait pas encore de ligue féminine au Mexique lorsque sa fille est arrivée à Barcelone. “Ses entraîneurs s’inquiétaient car elle ne pouvait pas continuer de jouer dans une équipe masculine. Dans certains tournois, il fallait demander des permis spéciaux, dans d’autres, ils ne la laissait tout simplement pas jouer directement. Son développement footballistique se freinait déjà.”

D’où la décision de venir se former à Marcet. “À Barcelone, j’ai mûri, j’ai compris réellement le football et j’ai réalisé à quel point je devais me focaliser pour réussir”, se souvient la gardienne qui, après son expérience en Espagne, s’est retrouvée devant les cages des Gallos Blancos de Querétaro, la Première Division mexicaine.

“Je sais que les difficultés font partie du sport. Si on ne se surpasse pas, on ne va nulle part”

La joueuse russe Maria Goncharova a vécu une histoire similaire. Elle a décidé de quitter son pays en pleine phase de formation pour avancer dans sa carrière sportive. Mais ce n’était pas si facile de quitter sa zone de confort : “J’ai décidé d’aller à Barcelone car en Russie le football féminin a commencé à se développer que très récemment. Là-bas, la mentalité est différente, alors qu’en Espagne l’attitude est plus sérieuse, tout le monde essaie de t’aider et il n’y a pas de discrimination. La langue était un frein avant d’arriver, j’avais peur qu’à Barcelone se soit trop difficile. C’était un défi pour moi, mais je voulais progresser. Je sais maintenant que les difficultés font partie du sport. Si on ne se surpasse pas, on ne va nulle part.”

Pour progresser, l’important est de s’entraîner régulièrement. “On peut avoir des qualités, mais si on ne sait pas comment les développer, on n’avance pas”, déclare Yolanda Boix. Sa fille, Berta Pujadas, est l’une des joueueses avec le plus de visibilité sur la scène internationale. Elle défend actuellement les couleurs de l’Espanyol et détient déjà un titre international comme le Championnat d’Europe des U-17 qu’elle a remporté avec l’Équipe Nationale. Les fruits que cueille Berta proviennent des graines qu’elle a semées au cours de sa phase de formation. “C’était difficile de quitter Marcet car c’étaient des années splendides à tous points de vue.”

“nos élèves DOIVENT comprenDRE que le football peut être plus qu’un simple passe-temps pour les filles”

“Il est important que les filles puissent voir la véritable visibilité qu’elles peuvent avoir dans ce sport, c’est-à-dire les opportunités professionnelles auxquelles elles peuvent aspirer”, explique Joan Torres, coordinateur du football féminin à Marcet. “Cet été, nous voulons que nos élèves et leurs familles comprennent que le football peut être plus qu’un simple passe-temps pour les filles. Le maillot sera mouillé, le parcours de juillet est exigeant : il ne s’agira pas d’un camp d’été pour se reposer. À Marcet, nous prenons toujours le football pour ce qu’il est: une opportunité de développement professionnel et personnel.”

María Concha, María Goncharova, Berta Pujadas… Toutes sont des filles qui, comme Sofía Fernández et Mia Soma, ont aidé a transformer l’image du football féminin ces dernières années. Elles l’ont fait en misant sur une formation de qualité, en ouvrant des chemins qui reposent sur l’effort et en se battant pour que leurs rêves deviennent réalité. Grâce à son travail d’hier, le “roi des sports” devient de plus en plus “la reine des sport”.

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