Les élèves indiens de l’Académie Marcet expliquent pourquoi ils ont choisi de s’entraîner à Barcelone pour avoir des opportunités et réaliser leur rêve.

Chait Advani se prépare à passer l’un des examens les plus importants de sa carrière sportive. Dans quelques semaines, il devra faire ses valises pour rentrer dans son pays. En Inde, la présélection de l’Équipe Nationale U-18 l’attend après avoir été convoqué pour sa brillante performance la saison dernière. “Je vais essayer de faire de mon mieux. Je ne veux pas me faire de faux espoirs, mais je pense que Marcet m’a aidé à être prêt pour ce challenge.”

Chait est à Barcelone depuis deux ans. Il a décidé de venir parce qu’il pensait que l’Espagne était le “meilleur endroit” pour “avoir des opportunités” dans le monde du football. Aussi, l’influence de ce sport est beaucoup plus grande ici que dans son pays. “Tout le monde suit le football ici, quel que soit l’âge. En Inde, nous n’avons pas encore cette mentalité, mais au moins on ne peut que s’améliorer.”

“Les entraînements ici sont très sérieux et Ils incluent des aspects qui ne sont pas travaillés en Inde”

Le milieu de terrain de Pune, près de Mumbai, n’est pas le seul Indien à avoir choisi de s’entraîner à Barcelone. Cette saison, plus de 20 étudiants indiens sont passés par la Marcet Hautes Performances Academy. La plupart d’entre eux, comme Chait, restent toute l’année et suivent un programme qui inclut également une formation académique. D’autres, comme Aryajai Singh, préfèrent suivre des cours intensifs de quelques semaines.

Quand je suis rentré en Inde après ma première expérience chez Marcet, je me suis grandement amélioré. C’est à ce moment-là que les techniciens de mon école ont décidé de me faire passer dans l’équipe des avancés”, se souvient Aryajai lors de sa deuxième expérience dans le Checking Porgram. “À Marcet, j’ai beaucoup amélioré le contrôle et la passe du ballon. En Inde, il est très courant d’abuser des passes longues, mais ici, le jeu évolue en passes courtes, c’est plus combinatoire, ce qui a fait de moi un joueur plus habile et plus rapide.”

Chait Advani, en un partido contra el Atlético de Madrid en la temporada 2016-17.
Chait Advani, lors d’un match contre l’Atletico de Madrid (saison 2016-17).

Une vision partagée par Chait : “Dans mon pays, le football est plus direct, les footballeurs jouent habituellement pour eux-mêmes, ils n’abandonnent jamais le ballon, ils cherchent toujours à dribbler… En Espagne, j’ai découvert que la passe est fondamentale. La différence entre les deux pays est énorme. Les entraînements ici sont pris très au sérieux et sont très techniques. Ils incluent des aspects qui ne sont pas travaillés en Inde, tels que la psychologie du sport et les sessions d’analyse vidéo.”

“La différence est qu’ici il y a des joueurs de bon niveau et que l’intensité de jeu est beaucoup plus élevée”, ajoute Muhammed Nemil Valiyattil, qui vient d’arriver à l’Académie Marcet. “Mon objectif est d’être un footballeur professionnel, c’est pourquoi je suis ici”, explique le milieu de terrain. “Je ne suis à Barcelone que depuis deux semaines, mais je peux déjà dire que je progresse, et chaque jour qui passe est un nouveau défis. J’ai commencé à vivre le football ici à Marcet. J’ai commencé à comprendre ce qu’est le vrai football.”

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