Nicolas Anelka accompagne ses enfants aux cours intensifs Marcet : ”Pour y arriver dans le football, il faut plus de travail et moins de portables”.

Peu de joueurs peuvent se vanter d’avoir un CV aussi complet et impressionnant que Nicolas Anelka. Tout au long de sa carrière, l’attaquant français a porté le maillot d’équipes telles que le PSG, l’Arsenal, le Real Madrid, le Liverpool, le Manchester City, le Chelsea ou laJuventus. Barcelone est l’une des rares capitales du football à ne pas figurer dans son historique, mais c’est pourtant la ville où le héros parisien souhaite former ses deux enfants.

“Un bon ami m’a dit qu’ici je pourrais trouver des joueurs de qualité et de bons entraîneurs”, explique Anelka en regardant une séance technique individuelle au siège de Marcet. “En France, il existe également des académies de ce type, mais cette année, je voulais changer. J’ai emmené mes enfants dans cette académie pour qu’ils s’améliorent. Le football est mondial, mais la qualité se trouve réellement en Espagne, et surtout à Barcelone. Marcet est une académie avec beaucoup d’élèves et le niveau est très, très bon. Ici, il y a des joueurs intelligents et j’aime le football espagnol parce qu’il est qualitatif et compétitif.”

“Cette académie compte de nombreux élèves et le niveau est très, très bon. Il y a des joueurs intelligents ici”

L’attaquant français, qui travaille actuellement comme entraîneur dans les catégories inférieures de Lille, ne manque pas les entraînements de ses deux enfants âgés de 9 et 11 ans. Il y a de très bons joueurs dans les deux pays et les succès de leurs équipes ces dernières années le prouvent. “Moi, je jouais dans la rue à cet âge. C’était complètement différent. Il n’y avait pas beaucoup de cours intensifs de ce type, où les petits s’entraînent avec des joueurs du monde entier. On ne pouvait pas nous à l’époque, on jouait seulement avec avec des gens de notre quartier ou de notre ville.”

Nicolas Anelka durante un partido que jugño con la Selección francesa.
Nicolas Anelka lors d’un match avec l’Équipe Nationale français.

Le côté international des étudiants de Marcet est très appréciée par Anelka. “C’est positif de voir des joueurs espagnols, chinois, américains... Non seulement pour connaître différentes cultures, mais aussi pour voir leur niveau et faire des comparaisons. C’est important pour les jeunes et c’est quelque chose que je ne pouvais pas faire quand j’étais petit”.

Cependant, pour l’ancien attaquant de l’Equipe de France, tout n’a pas changé pour le mieux au fil des ans. Les avancées technologiques, par exemple, peuvent constituer une arme à double tranchant : “Grâce aux réseaux sociaux, de plus en plus de jeunes veulent devenir footballeurs professionnels. Cela a généré plus de concurrence et les nouvelles générations ont été confrontées à un défi encore plus grand pour arriver au football d’élite”.

“Pour les jeunes, c’est important de s’entraîner et de se comparer avec des joueurs du monde entier”

Dans ce contexte, Anelka ne veut pas rendre la chose trop lourde pour ses enfants. “Dans le monde du football, il y a de plus en plus d’argent et beaucoup de parents veulent que leurs enfants soient footballeurs à tout prix. C’est trop ambitieux pour des enfants de 10 ou 11 ans. À cet âge, il faut les laisser vivre au jour le jour, de manière simple, sans les stresser. La route est encore longue et quand ils auront 15 ou 16 ans, ils pourront commencer à comprendre s’ils peuvent ou non devenir des professionnels.”

“Quand il s’agit d’enfants, il n’est pas bon de leur demander trop de sacrifices”, prévient le Français, qui compte 15 titres dans son palmarès, dont deux Premier League, une Champions League et un Championnat d’Europe. “Peut-être le seul sacrifice qu’on peut demander à nos enfants est de s’éloigner des téléphones portables. À mon époque, il n’y avait rien de tout ça et c’était plus facile de se concentrer sur le football. Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux et les jeux vidéo prennent de la place au sport. Ainsi mon conseil pour les jeunes joueurs de football est simple : plus de travail. Si vous aimez vraiment le football, ce n’est pas à travers un téléphone portable que vous allez devenir des joueurs professionnels.”

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